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Sato Haruo

Satō Haruo

佐藤春夫

(1892-1962)

Informations biographiques

Ce poète, romancier et critique naquit dans la préfecture de Wakayama, d'une famille de médecins depuis plusieurs générations. Son père, persuadé du talent de son fils, lui laissa la plus grande liberté dans son éducation et il publia très jeune ses premières poésies de style traditionnel dans des revues littéraires, collaborant régulièrement à la revue Subaru (Pléiades). Il commença à l'université Keiô des études de lettres qu'il n'acheva pas et attira l'attention par la publication de poèmes critiquant l'idolâtrie des Trois Emblèmes impériaux, la dégénérescence du christianisme, la divinisation de l'Empereur ; l'un de ses premiers succès littéraires fut son Nihon-jin dakkyaku-ron nojoron (Prolégomènes à un traité sur la dé-japonité) où il prône un individualisme total comme seul remède aux défauts qu'il trouvait dans l'identité japonaise. Le poème intitulé Tameiki (Soupir), célébrant un amour platonique et publié en 1913, est tenu pour son chef-d'œuvre poétique. En 1918, une étude sur le poète de la dynastie Tang Li Taibo, Ri Taihaku, témoigne de son intérêt pour la poésie chinoise, intérêt qui ne se démentit jamais, ainsi que l'attestent ses recueils ultérieurs tel Kochō jiai-shū (Vers anciens que je reste seul à aimer), ses adaptations en vers japonais métriques de grands poètes chinois, et surtout le Shajin-shū (Poussière des chars), traductions métriques de poésies féminines chinoises. Son premier grand succès publie fut Den'en no yūutsu (Mélancolie pastorale), recueil de nouvelles qu'il expliquera plus tard comme une tentative d'adapter au roman moderne l'ancienne littérature érémitique (inja-bungaku) du Japon. Il publia en 1922 Tokai no yūutsu (Mélancolie citadine) qui confirma ses premiers succès. La période de guerre le vit devenir un actif propagandiste du militarisme en dépit de ses prises de position de jeunesse. Après la guerre, il se tourna davantage vers la rédaction d'essais et surtout de romans historiques et de biographies, suivant l'exemple d'Ōgai Mori dont il s'était proclamé autrefois disciple ; signalons en particulier Akiko mandara (1954), biographie romancée de la poétesse Akiko Yosano.

Bibliographie des œuvres de Satō Haruo traduites en français