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Matsumoto Seicho

Matsumoto Seichō

松本清張

(1909-1992)

Informations biographiques

Né en 1909 à Kokura, ville de Kita-Kyūshū, département de Fukuoka. En 1951, il participe au concours « Hyakuman-nin no shōsetsu » (Les romans d'un million de personnes) organisé par l'hebdomadaire Shūkan Asahi et envoie une oeuvre intitulée « Saigōsatsu » qui lui permet d'obtenir la troisième place. L'année suivante, il publie « Kioku » et « Aru Kokura nikki den » dans la revue Mita Bungaku et reçoit le prix Akutagawa pour cette dernière en 1953. En 1955, il se lance dans le roman policier avec la nouvelle « Harikomi » et se concentre sur son activité d'écrivain à partir de 1956. Son premier roman policier, « Ten to sen » (Tokyo Express) publié en 1958, devient un bestseller. Par la suite, il publie successivement d'autres romans tels que « Me no kabe » et « Zero no shōten ». En une année, il réussit à accomplir un travail surhumain en acceptant de publier sept livres dans des revues et devient l'un des acteurs principaux du grand boom de la littérature policière. Parmi les romans qu'il a ecrit à cette époque, se trouvent « Kuroi jukai », « Nami no tō », « Kage no chitai », « Suna no utsuwa » (Le Vase de sable), « Kyūkei no kōya ». Il se montre aussi très actif dans la rédaction de nouvelles et reçoit le 10ème prix du Club des écrivains-détectives du Japon pour le recueil « Kao » (Le Visage) publié en 1956. Ces premières nouvelles tels que le recueil « Kuroi gakushū », « Ichinen han mate » ou « Chihōshi o kau onna » (Le Roman feuilleton) sont des chefs d'oeuvres, faisant de lui l'un des meilleurs auteurs de nouvelles du Japon. En 1959, l'opportunité de se lancer dans l'oeuvre documentaire se présente à lui, lorsqu'il écrit « Kuroi fukuin » en s'inspirant de l'assassinat d'une hôtesse de l'air qui a réellement eu lieu. En 1960, il publie « Nihon no kuroi kiri », puis en 1963, la suite qu'est le roman « Shinsō kairyū », ainsi que « Gendai kanryō-ron » où il traite des bureaucrates de chaque ministère en les citant par leurs noms, et obtient à cette occasion, le 5ème prix du Congrès des journalistes du Japon. Petit à petit, son style évolue vers celui de romans policiers où la déduction se fait moins importante, et dont les oeuvres les plus représentatives sont, entre autres, « Kemono-michi » et « Warui yatsura ». Dans la catégorie des romans d'époques aussi, il a écrit de nombreux chefs d'oeuvre tels que « Saikaidō danki », « Kagerō ezu », « Saishiki Edo kiriezu » ou « Mushuku ninbetsu-chō », et s'intéressant également à l'histoire ancienne, il met en valeur ses connaissances dans des oeuvres comme « Man'yō hisui », « Rikkō-suikō » ou « Hi no michi ». Il s'essaie même à la science-fiction dans « Kami to yajū no hi ». Grâce à « Shōwa-shi hakkutsu » qu'il publie en 1970, il reçoit le 18ème prix Kikuchi Kan, puis le prix Asahi en 1990. Il décède en 1992, laissant inachevée sa grande oeuvre : « Kamigami no ranshin ».


Matumoto a été associé au mouvement de la « critique sociale » en compagnie de Mizukami Tsutomu et de Kuroiwa Jūgo, mais lui seul a continué à écrire des romans policiers jusqu'à ses derniers jours et aucun autre auteur de ce mouvement n'a atteint son niveau quant aux techniques de déduction. La publication d'un recueil d'étude par les éditions Suna Shobō, des dossiers spéciaux dans diverses revues telles que Bessatsu Bungei Shunjū, ainsi que l'ouverture du Matsumoto Seichō Memorial Museum à Kokura montre que l'intérêt dont il fait l'objet n'a pas diminué, 6 ans après sa mort.

Il est le plus grand auteur de romans populaires d'après guerre et une référence inévitable dans le domaine du roman policier japonais.


Janvier 1999, Hayama Kyō

Traduit du japonais par cereal killer


Liens Internet

Bibliographie des œuvres de Matsumoto Seichō traduites en français